Dr Sandra Paulemon appelle l’ONU à corriger les inégalités qui pénalisent les États insulaires
New York, 13 juillet 2026 — Intervenant au nom de la Communauté des Caraïbes (CARICOM) lors du Forum politique de haut niveau sur le développement durable des Nations Unies, Dr Sandra Paulemon a appelé la communauté internationale à revoir ses mécanismes de soutien afin de mieux répondre aux réalités des petits États insulaires en développement.
Devant les délégations réunies au siège de l’ONU à New York, la ministre de la Planification et de la Coopération externe a rappelé que les pays de la CARICOM restent engagés dans la mise en œuvre des Objectifs de développement durable (ODD), mais que les crises climatiques, économiques et environnementales ralentissent considérablement les progrès attendus.
Elle a notamment alerté sur le rythme actuel de réalisation des ODD, estimé à 36 %, appelant à une accélération des actions internationales pour remettre l’Agenda 2030 sur sa trajectoire. Selon elle, les engagements doivent désormais se traduire par des financements adaptés, des outils efficaces et des mécanismes tenant compte des vulnérabilités spécifiques des États insulaires.
Au cœur de son intervention, Dr Sandra Paulemon a défendu l’adoption rapide de l’Indice multidimensionnel de vulnérabilité (MVI) au sein du système des Nations Unies. Cet instrument permettrait, selon la CARICOM, de mieux évaluer les fragilités des petits États insulaires et de faciliter leur accès aux financements concessionnels, aux subventions et aux dispositifs d’appui après les catastrophes.
La ministre a également mis en avant l’Agenda d’Antigua-et-Barbuda pour les PEID, présenté comme un cadre stratégique pour renforcer la résilience des États insulaires, tout en encourageant le soutien aux initiatives du Centre d’excellence des PEID dans les domaines de l’investissement, des données et de la viabilité de la dette.
Réaffirmant l’engagement de la CARICOM en faveur de la limitation du réchauffement climatique à 1,5 °C, Dr Sandra Paulemon a insisté sur la nécessité d’une meilleure prise en compte des circonstances particulières des pays insulaires dans les négociations internationales.
En défendant la cause des États insulaires, Dr Sandra Paulemon a placé la question de l’équité au cœur du débat mondial. Pour la CARICOM, l’heure n’est plus aux déclarations de solidarité, mais à des mécanismes capables de répondre aux réalités de pays qui paient souvent le prix le plus élevé des crises qu’ils contribuent le moins à créer.
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