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« Criminels au pouvoir » : le Département d’État fustige des membres du CPT haïtien

« Criminels au pouvoir » : le Département d’État fustige des membres du CPT haïtien

Washington — Le Bureau des Affaires de l’hémisphère occidental du Département d’État américain a lancé une accusation sans précédent contre certains membres du Conseil Présidentiel de Transition (CPT) haïtien. Dans un message publié ce jeudi sur les réseaux, il qualifie ces figures politiques de « criminels » conspirant avec des gangs pour maintenir Haïti dans le chaos.

Selon le Bureau, « l’instabilité chronique en Haïti n’est due à aucun défaut du caractère, de la culture ou de la Constitution haïtienne. C’est le choix de politiciens corrompus qui utilisent des gangs et d’autres groupes armés pour créer le chaos dans les rues, puis insistent pour jouer un rôle au gouvernement afin d’éteindre le désordre qu’ils ont eux-mêmes provoqué. »

Cette déclaration rompt avec le langage diplomatique habituel et envoie un signal clair : certains membres du CPT ne sont pas des partenaires légitimes, mais des acteurs contribuant à la crise. Le Département d’État souligne que la stabilité réelle ne peut revenir que lorsque les dirigeants tirent leur légitimité du soutien des électeurs et non de leur capacité à semer le désordre.

Washington accuse une partie de l’élite haïtienne de transformer le gang en instrument de pouvoir : créer l’insécurité pour ensuite se poser en acteur indispensable à la pacification. Selon cette analyse, le CPT, conçu pour guider Haïti vers des élections et restaurer l’ordre constitutionnel, voit certains de ses membres s’écarter de cette mission.

La déclaration américaine fragilise la crédibilité du CPT et place la communauté internationale face à un choix décisif : soutenir une purge interne ou laisser Haïti sombrer encore davantage dans le chaos. Avec ce message, Washington ne menace pas, il accuse. Et pour certains membres du CPT, la partie pourrait bien être terminée avant même qu’elle n’ait commencé.

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