Conseil de sécurité : réformes du gouvernement Fils-Aimé et appréciation de Jamal Fares Alrowaiei
Le Premier ministre haïtien Alix Didier Fils-Aimé est intervenu, ce jeudi, devant le Conseil de sécurité des Nations unies, où la crise en Haïti a dominé les échanges. À cette occasion, le chef du gouvernement a détaillé les priorités de son administration : renforcer la sécurité, relancer l’économie et le social, et organiser des élections. Il a réaffirmé la volonté de l’exécutif de restaurer la confiance dans les institutions et de créer les conditions d’un retour à l’ordre démocratique.
Au Conseil de sécurité, les échanges ont été marqués par un consensus autour de la nécessité de progresser sur la sécurité en Haïti avant toute organisation d’élections crédibles. Les États-Unis, la France, la Russie et le Japon ont insisté sur le fait qu’un environnement sécurisé demeure une condition essentielle à la tenue du processus électoral, appelant à des mesures concrètes pour renforcer la stabilité et lutter contre les groupes armés.
Le chef du gouvernement a également mis en avant les progrès diplomatiques enregistrés entre Haïti et la République dominicaine, qu’il a qualifiés de fondés sur le respect mutuel. Il a insisté sur la résilience du pays, déclarant : « Haïti se résiste ! Haïti se relève ! Haïti vivra ».
Sur le plan sécuritaire, Alix Didier Fils-Aimé a souligné certaines avancées, notamment la reprise de zones autrefois contrôlées par des gangs et la mise en œuvre du programme « Retour aux Quartiers ». Il a réitéré la nécessité de renforcer les capacités de l’État à travers une force spécialisée contre les groupes armés, estimant que cela constitue une étape indispensable vers des élections crédibles.
Il a également présenté le Pacte national pour la stabilité et l’organisation des élections, ainsi que la création d’une Commission nationale de désarmement et de réinsertion (CNDDR), destinée notamment à accompagner les jeunes impliqués dans les groupes armés vers la réintégration sociale.
De son côté, Jamal Fares Alrowaiei, président de séance, a salué les efforts entrepris par les autorités haïtiennes, en particulier la signature du Pacte national et les progrès réalisés en matière d’inclusion, notamment la participation accrue des femmes dans les institutions, estimée à environ 28 %. Il a encouragé la poursuite des réformes engagées et la consolidation du processus de stabilisation.
La réunion s’est tenue en présence de deux membres du gouvernement haïtien, Sandra Paulémon, ministre de la Planification et de la Coopération externe, et Raïna Forbin, ministre des Affaires étrangères et des Cultes, dont la participation a été présentée comme un signe d’ouverture et de renforcement de la gouvernance inclusive.
Enfin, le Premier ministre haïtien et Eric Pierre ont insisté sur l’importance du dialogue politique ayant conduit à la signature du Pacte national. Ils ont réaffirmé l’attente d’un soutien international coordonné afin d’accompagner Haïti dans sa sortie durable de la crise.
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