Compétitivité économique : le MEF, la CCIH et l’ADIH signent un accord historique pour faciliter le dédouanement
Compétitivité économique : le MEF, la CCIH et l’ADIH signent un accord historique pour faciliter le dédouanement

Port-au-Prince, 16 janvier 2026 – Le Ministère de l’Économie et des Finances (MEF), la Chambre de commerce et d’industrie d’Haïti (CCIH) et l’Association des Industries d’Haïti (ADIH) ont signé ce vendredi un protocole pour simplifier et accélérer le dédouanement et soutenir la production nationale.
La cérémonie, organisée à l’hôtel Montana de Pétion-Ville, a réuni le ministre de l’Économie et des Finances, le ministre du Commerce et de l’Industrie, M. James Monazard, le Directeur général des Douanes, Gérald Remplais, reconnu pour son travail exceptionnel, ainsi que les dirigeants de la CCIH et de l’ADIH.

Pour les entreprises haïtiennes, cet accord est une réelle opportunité. Pendant trois ans, il facilitera l’accès aux matières premières et intrants, réduira les coûts, accélérera la production et sécurisera les flux de marchandises. Il vise aussi à stimuler l’investissement, créer des emplois et renforcer le label « Made in Haïti » sur les marchés national et international.
Le président de l’ADIH, Maulik Radia, a insisté sur le fait que cet accord va bien au-delà d’une simple formalité administrative. Selon lui, la facilitation douanière est un levier stratégique essentiel pour améliorer la productivité, préserver la compétitivité et renforcer la crédibilité du label « Made in Haïti ». Il a rappelé que la signature du protocole n’est qu’une première étape et que le succès dépendra d’un suivi rigoureux et d’un dialogue technique ouvert et constructif. L’ADIH s’engage à collaborer de manière responsable et constructive avec l’AGD, sous l’égide du MEF, pour servir au mieux l’intérêt du pays.
Le président de la CCIH, Jean Nathan Létang, a souligné que la facilitation ne peut fonctionner que dans un cadre transparent et respectueux des obligations fiscales et douanières. Le protocole prévoit la simplification des procédures, des circuits prioritaires pour les entreprises conformes, l’entreposage direct des matières premières à l’usine et l’exonération de l’ADT dans certaines situations. Le MEF et l’AGD assureront le suivi pour garantir que ces mesures soutiennent réellement la production et la croissance économique.
Face aux défis que l’insécurité et l’instabilité posent à l’économie structurée, le gouvernement, par la voix de son ministre de l’Économie, présente ce protocole comme un levier essentiel. Il doit permettre de soutenir concrètement la production sur le territoire, de moderniser l’action de l’État et de renforcer le partenariat avec les entreprises respectueuses des règles. L’ambition : créer enfin un écosystème plus attractif pour l’investissement, générateur d’emplois et porteur d’une croissance durable.
Diplômé en journalisme et communication, chef de projet PM4, PDG du Journal Le Louverture


