Dr Sandra Paulemon à l’ONU : un plaidoyer frontal pour sauver Haïti face à la violence

New York, le 25 juin 2026. – À la tribune des Nations Unies, Haïti a livré un message sans détour. Devant la Commission de consolidation de la paix, la ministre de la Planification et de la Coopération externe (MPCE), Dr Sandra Paulemon, a défendu une vision claire : la paix ne peut plus attendre, et elle doit être construite sur des bases concrètes, humaines et durables.

Représentant le Gouvernement dirigé par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, la ministre a inscrit son intervention dans un ton de gravité assumée, mêlé à une conviction ferme : Haïti traverse une crise profonde, mais refuse de renoncer à son avenir.

Dès l’ouverture de son discours, Dr Sandra Paulemon a salué la session consacrée aux partenariats pour l’innovation et l’inclusion, ainsi que la récente visite du Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres en Haïti. Elle a souligné que cette visite a permis de rappeler au monde une réalité souvent réduite à des chiffres : derrière les statistiques, il y a des vies brisées, des familles déplacées et une jeunesse en quête de repères.

La ministre a insisté sur un point central : la réalité haïtienne ne peut être réduite à des indicateurs ou à des statistiques. Elle est avant tout humaine, sociale et profondément nationale.

Pour illustrer cette réalité, elle a évoqué deux parcours emblématiques. Celui d’une jeune fille contrainte d’interrompre sa formation après la fermeture de son école et les violences subies, avant d’être accompagnée dans un processus de reconstruction. Et celui d’un adolescent enrôlé par un gang à un âge précoce, aujourd’hui engagé dans un programme de réinsertion et porteur d’un projet de vie.

Ces histoires, selon la ministre, démontrent la pertinence des politiques de résilience et de réintégration soutenues par l’État haïtien et ses partenaires.

« Les femmes ne doivent pas être condamnées à rester des victimes. Les enfants ne sont pas nés pour devenir des criminels. Avec des opportunités, ils peuvent redevenir des bâtisseurs de paix », a affirmé Dr Sandra Paulemon.

Au cœur de son intervention, la ministre a réaffirmé la ligne stratégique du Gouvernement : la sécurité est une priorité nationale, mais elle doit être accompagnée d’une politique globale intégrant la justice, l’emploi des jeunes, la protection sociale, la restauration de l’autorité de l’État et la reconstruction du lien de confiance avec la population.

« La sécurité peut faire taire les armes. Mais seule la paix peut faire renaître l’espérance », a-t-elle insisté, soulignant la cohérence de l’action gouvernementale en matière de stabilisation nationale.

Dr Sandra Paulemon a également mis en avant la vision intégrée défendue par les autorités haïtiennes, articulant action humanitaire, consolidation de la paix et développement. Une approche qu’elle a présentée comme la seule capable d’assurer une stabilité durable et crédible.

Dans cette dynamique, elle a salué les résultats concrets du partenariat avec le Fonds pour la consolidation de la paix (PBF), qui a mobilisé plus de 50 millions de dollars en Haïti, contribuant au renforcement des institutions, aux programmes de DDR-RVC, à la mise en œuvre de la résolution 1325 « Femmes, Paix et Sécurité », ainsi qu’au soutien d’infrastructures communautaires essentielles.

La ministre a également réaffirmé les priorités du Gouvernement : protection renforcée des femmes et des filles, création d’alternatives économiques pour la jeunesse et accélération de la stabilisation des communautés vulnérables.

Dans un message fort adressé à la communauté internationale, Dr Sandra Paulemon a été sans équivoque :

« Haïti ne demande ni charité, ni compassion, ni pitié. Haïti demande la paix. »

Elle a rappelé que la paix constitue un bien public mondial, dont la préservation engage la responsabilité de tous les États.

En conclusion, la ministre a souligné que chaque action en faveur d’Haïti s’inscrit dans une dynamique de résultats concrets : protection des vies, restauration de la dignité humaine et consolidation de la stabilité nationale.

Par cette intervention, le Gouvernement du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé réaffirme sa détermination à conduire une politique de stabilité, de sécurité et de développement, orientée vers des résultats tangibles et durables. À l’ONU, Haïti a présenté une position claire : celle d’un État qui agit, assume ses responsabilités et construit sa trajectoire de transformation.

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