Dr Sandra Paulemon co-préside la première réunion du Comité PBF en Haïti et signe le mémorandum du Comité de pilotage

Port-au-Prince, 30 juillet 2026 – Cibler les zones les plus touchées par la violence, aligner les projets sur le plan national de relance (PNSREST) et accélérer les prises de décision : telles sont les orientations issues de la première réunion du Comité de pilotage du Fonds pour la paix (PBF), co-présidée jeudi par la ministre Dr Sandra Paulemon et la représentante de l’ONU, Nicole Boni Kouassi. La signature d’un mémorandum a officialisé cette instance resserrée, chargée d’orienter les investissements du Fonds pour 2027-2028.
Organisée à l’hôtel Karibe, la rencontre a réuni des membres du gouvernement, des diplomates, des partenaires techniques et financiers, des agences onusiennes et des organisations de la société civile. Les échanges ont porté sur le bilan des interventions du PBF entre 2020 et 2026 et sur les priorités stratégiques pour 2027-2028. Le coordonnateur du secrétariat technique, Mamadou Bamba, a présenté les réalisations, les enseignements tirés et les recommandations pour améliorer l’impact des futurs projets.
Dans son allocution, la ministre Dr Sandra Paulemon a plaidé pour un renforcement de la coordination entre les partenaires. « Plus de synergies, plus de cohérence pour plus d’impacts concrets », a-t-elle déclaré, appelant à faire du Comité un véritable espace de concertation stratégique. Elle a réaffirmé l’engagement d’Haïti à poursuivre sa collaboration avec le Fonds et la Commission de consolidation de la paix des Nations Unies au-delà de 2027.
Nicole Boni Kouassi a expliqué que le nouveau format du Comité, plus restreint, vise à rendre le processus décisionnel plus efficace en favorisant la régularité des réunions et la rapidité des décisions. Elle a rappelé que cette première réunion intervient alors que le cycle actuel d’éligibilité d’Haïti, prolongé jusqu’au 31 décembre 2026, touche à sa fin.
La ministre a recommandé d’aligner les projets du PBF sur le PNSREST, de concentrer les investissements dans les zones les plus affectées par la violence, de renforcer la participation des femmes, des jeunes et des groupes vulnérables, et de mettre en place un mécanisme de suivi-évaluation axé sur les résultats.
Composé de douze membres représentant le gouvernement, l’ONU, les partenaires internationaux et la société civile, le Comité de pilotage est chargé de définir les orientations stratégiques, de sélectionner les projets à financer et d’en assurer le suivi.
En signant le mémorandum, Dr Sandra Paulemon et Nicole Boni Kouassi ont officiellement installé le nouveau Comité. Reste à transformer les mots en actes dans un pays où la paix demeure un bien fragile à reconquérir.
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