Haïti : le cadre juridique de la mission de la FRG officiellement établi
Port-au-Prince, 27 juillet 2026 — Le Gouvernement haïtien et la Force de Répression des Gangs (FRG) ont franchi une étape importante dans le cadre de la coopération sécuritaire destinée à accompagner les efforts de rétablissement de la sécurité nationale. Un accord définissant le cadre juridique de la présence et des activités de la FRG sur le territoire haïtien a été signé lundi à Port-au-Prince.
Au nom du Gouvernement de la République d’Haïti, la ministre des Affaires étrangères et des Cultes, Son Excellence Madame Raina Forbin, a paraphé cet accord avec le représentant spécial de la FRG, Monsieur Jack Christofides, lors d’une cérémonie tenue à la Chancellerie en présence de hauts responsables du ministère et de représentants de la Force.
Le document établit les conditions légales applicables aux opérations de la FRG en Haïti, notamment son statut ainsi que les privilèges et immunités nécessaires à l’accomplissement de son mandat, conformément aux dispositions du droit international. Pour les autorités haïtiennes, cette signature constitue une étape déterminante vers le plein déploiement et l’opérationnalisation de la mission.
La ministre Raina Forbin a salué la collaboration avec la FRG et exprimé la reconnaissance du Gouvernement envers les partenaires internationaux et les pays contributeurs engagés dans le soutien aux efforts de stabilisation du pays.
Elle a réaffirmé l’engagement des autorités haïtiennes à favoriser la réussite de cette mission, qui doit contribuer, aux côtés des forces nationales de sécurité, au rétablissement de la libre circulation des personnes et des biens, à l’acheminement de l’aide humanitaire, à la reprise des activités économiques et sociales ainsi qu’à la création d’un environnement propice à l’organisation des élections.
Selon les deux parties, le retour de la sécurité demeure une condition essentielle pour parvenir à une stabilité durable et restaurer un fonctionnement démocratique normal dans le pays.
De son côté, Jack Christofides a assuré que la FRG agira dans le strict respect de la souveraineté haïtienne et du droit international. Il a insisté sur le principe de responsabilité attaché aux actions de la Force, affirmant que l’accord conclu ne constitue pas un « passe-droit pour l’impunité ».
Le représentant spécial a également souligné que la FRG devra répondre de ses actes devant les instances compétentes, notamment le Conseil de sécurité, tout en saluant l’engagement et le courage des membres de la Force mobilisés dans cette mission en Haïti.
Avec la signature de cet accord, les autorités haïtiennes et la FRG posent ainsi les bases juridiques d’une nouvelle phase de coopération sécuritaire, dont l’efficacité sera désormais évaluée à travers sa capacité à produire des résultats concrets sur le terrain, dans le respect des populations et des institutions nationales.
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