Haïti face à une entreprise délibérée de chaos
Haïti face à une entreprise délibérée de chaos
Ce qui se passe aujourd’hui en Haïti dépasse largement les désaccords politiques habituels. Cinq membres du Conseil présidentiel de transition (CPT), sans aucune légitimité, cherchent à maintenir l’instabilité, malgré les avertissements de Washington, d’Ottawa et de partenaires internationaux. Washington a émis deux nouvelles sanctions, qui viennent s’ajouter à une première, portant à trois le nombre de conseillers sanctionnés pour leurs liens présumés avec des groupes criminels. Pourtant, rien ne change.
Dans un pays épuisé par la violence, la paix est une urgence vitale. La communauté internationale est clairement du côté du peuple haïtien, pour la stabilité et le retour à la démocratie. Mais ces cinq conseillers sans légitimité persistent, comme si l’avenir du pays ne comptait pas.
D’après les informations publiées dans la presse de la capitale, ils veulent rester au pouvoir après le 7 février 2026. Leur calendrier prévoit la révocation du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, le lancement d’une conférence nationale d’un mois dès le 7 février, la reprise du dialogue politique ce mardi 27 janvier, et la transmission aux Presses nationales d’un arrêté pour nommer un Premier ministre par intérim, suivi de sa rencontre le mercredi 28 janvier et de son installation le jeudi 29 janvier. Or, aucune lettre signée par le président Laurent Saint-Cyr n’a été transmise, rappelant que seul le coordonnateur du CPT peut demander une publication officielle.
Ce calendrier a été qualifié de « blague de mauvais goût », déconnecté des règles institutionnelles et du bon sens républicain. Haïti fait face à une entreprise méthodique de déstabilisation, où le chaos sert des intérêts personnels. Le 7 février 2026 constitue une ligne rouge : la franchir, ce serait tourner le dos à la démocratie et à la nation.
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