Éditorial : Quand l’État avance, les saboteurs paniquent

Éditorial : Quand l’État avance, les saboteurs paniquent

À écouter Moïse Jean-Charles sur les ondes d’une radio de la capitale ce lundi 26 janvier, une certitude s’impose : le mal qui ronge la vie politique haïtienne dépasse le simple désaccord idéologique. Tandis que le Président du Conseil Présidentiel de Transition, Laurent Saint-Cyr, et le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé ont déjà publié le décret électoral et le calendrier électoral, engageant résolument le pays sur la voie d’élections crédibles, honnêtes et démocratiques, certains acteurs persistent à semer la confusion et le chaos.

Ces avancées ne relèvent ni de l’annonce ni de l’illusion. Elles traduisent une volonté politique affirmée de restaurer l’autorité de l’État et de stabiliser le pays, portée par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé et soutenue par le Président du Conseil Présidentiel de Transition, Laurent Saint-Cyr, dans un effort constant de bâtir un consensus pacifique et de préparer les élections. Pourtant, certains membres du Conseil Présidentiel de Transition, au nombre de cinq , cherchent à remplacer le Premier ministre en pleine phase de reconquête sécuritaire et électorale, une manœuvre dangereuse qui menace la continuité de l’État et offre un répit aux gangs. Ceux qui s’y livrent se posent objectivement en ennemis de la stabilité nationale et en artisans conscients de l’instabilité.

Sur le terrain, la dynamique est tangible : les gangs subissent de plein fouet la force de l’État. Traqués, dispersés, affaiblis, ils fuient sous l’effet des opérations soutenues de la Police Nationale d’Haïti. Des quartiers longtemps livrés à la peur et rendus inaccessibles retrouvent progressivement la vie, permettant à la population de renouer avec l’espace public. La peur change de camp, et c’est un signal puissant envoyé à la nation : l’État avance et la stabilité progresse.

C’est pourtant dans ce contexte d’efforts et de résultats que Moïse Jean-Charles, pourtant bénéficiaire de responsabilités publiques, choisit la voie de l’irresponsabilité. Discours incendiaires, menaces à peine voilées, contradictions permanentes : son double jeu ne trompe plus personne. Dénoncer la Primature tout en profitant des leviers du pouvoir relève moins de la contestation politique que d’une entreprise méthodique de déstabilisation. Parler de « libération nationale » tout en fragilisant les institutions est une imposture.

Mais cette dérive ne se limite pas à un seul homme. Certains politiciens haïtiens, dissimulant leurs ambitions derrière des critiques répétées contre l’international et Washington, se comportent eux aussi en saboteurs de la République. Leurs discours ne protègent ni la souveraineté nationale ni l’intérêt collectif. Ils alimentent l’instabilité, retardent le processus électoral et hypothèquent les aspirations légitimes de millions d’Haïtiens qui ne réclament qu’une chose : la paix, la stabilité et le retour à l’ordre démocratique.

Haïti mérite mieux que les manœuvres politiciennes et les postures destructrices. Elle a besoin de continuité, de responsabilité et de hauteur d’État. La stabilité n’est plus un slogan : elle se construit chaque jour, sur le terrain, pendant que l’État avance, que les gangs reculent et que le pays se prépare à retrouver la voie des urnes. Le peuple haïtien, lui, n’attend plus des discours. Il attend des résultats.

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