Éditorial : La détermination au sommet de l’État
La détermination au sommet de l’État
Diriger Haïti aujourd’hui, c’est relever un défi immense. L’insécurité, les déplacements massifs, la défiance généralisée pèsent lourd. Dans ce contexte, il fallait plus qu’un simple Premier ministre : il fallait quelqu’un qui refuse de céder, qui reste debout et qui avance malgré tout. C’est ce que fait Alix Didier Fils-Aimé. Sa détermination à remettre de l’ordre et à porter le pays vers un avenir meilleur est aujourd’hui un vrai signal d’espoir.
Diriger Haïti aujourd’hui, c’est comme tenir la barre d’un bateau en pleine tempête. Rien n’est facile. L’insécurité gagne du terrain, des familles entières fuient leur maison, et la population perd confiance, épuisée par des années de crise. Dans ce contexte, beaucoup auraient choisi de se taire ou de quitter le navire. Mais Alix Didier Fils-Aimé, lui, est resté. Il tient bon. Et il fait tout ce qu’il peut pour remettre de l’ordre.
Ce n’est pas un détail. À un moment où la parole publique est souvent vide de sens, son choix de rester, de parler franchement et d’agir, fait toute la différence. Il n’est pas là pour rassurer ou séduire. Il est là pour faire le travail, dans des conditions extrêmement difficiles.
Depuis son arrivée à la Primature, il a rouvert les canaux diplomatiques, repris contact avec la diaspora, renforcé la coordination avec les forces de sécurité et lancé les préparatifs pour organiser des élections. Ce n’est pas du spectacle. C’est du sérieux.
Ceux qui le critiquent le plus, parfois violemment, oublient souvent l’ampleur du fardeau qu’il porte. Certains médias, animateurs politiques et politiciens venimeux font semblant de ne pas comprendre que les problèmes d’Haïti sont profonds et partout dans la société. Ce n’est pas seulement au sommet de l’État que tout se complique, mais dans chaque village, chaque quartier. Critiquer sans voir cette réalité, c’est facile. Accompagner avec courage et responsabilité, c’est beaucoup plus rare.
Et ça commence à se voir. Dans son tout premier message adressé au peuple haïtien, le nouveau Chargé d’affaires des États-Unis, Henry Wooster, a clairement exprimé le soutien de son pays. C’est un signal important. Cela montre que le travail entrepris par le gouvernement est pris au sérieux, y compris par les partenaires clés d’Haïti.
Évidemment, tout est loin d’être réglé. Le pays reste fragile, les défis sont énormes. On ne peut pas résoudre un problème qui dure depuis plus de 36 ans en un clin d’œil, ni même en moins d’un an. Les difficultés d’Haïti sont profondes, enracinées dans des décennies de crises politiques, économiques et sociales. Cela demande du temps, de la patience, et surtout un engagement constant, jour après jour. Ce que fait Alix Didier Fils-Aimé en restant à la tâche, malgré les obstacles.
Mais une chose a changé : on sent qu’il y a un cap. Une direction. Une volonté de faire bouger les choses, sans bruit, sans excès, mais avec détermination.
Ce qu’il faut maintenant, c’est arrêter les critiques gratuites, les batailles politiques inutiles et les ambitions personnelles mal cachées. Ce n’est pas le moment. Ce qu’il faut, c’est avancer. Rétablir la sécurité. Faire fonctionner l’État. Redonner la parole au peuple.
D’autres pays ont connu l’effondrement avant de se redresser. Le Rwanda. La Colombie. La Sierra Leone. Haïti aussi peut s’en sortir. Mais à une seule condition : qu’on soutienne ceux qui prennent des risques pour reconstruire.
Dans cette phase cruciale, le soutien international est indispensable. Et les États-Unis, qui sont un partenaire de longue date, ont un rôle essentiel à jouer. Aider Haïti aujourd’hui, c’est aussi protéger l’avenir de toute la région.
Oui, la tâche est immense. Mais avec un Premier ministre qui reste debout, qui ne fuit pas, qui agit avec calme et responsabilité, il y a une chance. Une vraie.
La question maintenant, c’est : est-ce que le reste du pays, et ses partenaires, auront le courage de suivre le mouvement ?
Parce que oui, malgré tout, Haïti peut s’en sortir. À condition qu’on le veuille vraiment.
Diplômé en journalisme et communication, chef de projet PM4, PDG du Journal Le Louverture


