Édito : Rébu, le chaos n’existe pas, cessez de jouer à la Cassandre politique
Édito : Rébu, le chaos n’existe pas, cessez de jouer à la Cassandre politique
Depuis plusieurs jours, le colonel Himmler Rébu s’érige en Cassandre des temps modernes. À longueur d’interventions, il agite le spectre de l’article 149 pour prétendre que le gouvernement est à l’arrêt et les élections impossibles. Son objectif ? Semer la peur, installer le doute, brouiller les repères. Mais la réalité résiste à ses prophéties alarmistes.
Vétéran de la scène politique haïtienne, Rébu connaît pourtant chaque rouage de l’État pour y avoir occupé presque tous les postes : officier, putschiste, candidat à la présidence et au Sénat, ministre, conseiller. Cette connaissance intime du pouvoir rend d’autant plus cynique son stratagème. Car c’est bien son obsession du pouvoir, et non quelque clairvoyance patriotique, qui le pousse à multiplier ces alertes. À force de crier au loup, il espère créer l’illusion d’un chaos qui, pour l’instant, n’existe que dans ses calculs.
Que dit la réalité, justement ? L’article 149, loin d’être un vide juridique, organise précisément la vacance présidentielle tout en garantissant la continuité de l’État. Le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé assume pleinement ses fonctions à la tête du gouvernement et du Conseil des ministres.
Les cris d’alarme de Rébu n’alerte sur aucun blocage institutionnel, sur aucun danger réel pour la nation. Ils ne traduisent que sa frustration personnelle et son appétit de visibilité. Ce faisant, il sacrifie la clarté et la stabilité du pays sur l’autel de ses ambitions.
Alors laissons les faits parler : Haïti avance. Les institutions fonctionnent. Les élections auront lieu. Et les gesticulations d’un éternel candidat en quête de reconnaissance n’y changeront strictement rien.
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