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Sandra Paulemon et Hélène Roos s’accordent sur une coopération axée sur les priorités nationales

Port-au-Prince, 1er avril 2026 – La coopération entre Haïti et l’Union européenne a franchi une nouvelle étape ce mercredi. Réunies au ministère de la Planification et de la Coopération externe (MPCE), la ministre Sandra Paulemon et l’ambassadrice de l’UE en Haïti, Hélène Roos, ont posé les jalons d’un partenariat recentré sur les besoins urgents du pays.

La rencontre s’inscrit dans le cadre de la feuille de route du gouvernement dirigé par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé. Dès les premiers échanges, la ministre Paulemon a rappelé les deux piliers qui guident l’action de l’exécutif : la consolidation de la sécurité et l’organisation d’élections libres, crédibles et transparentes. Une double priorité sans laquelle, a-t-elle insisté, aucun développement durable ne saurait être envisagé.

Présent aux côtés de la ministre, le Bureau de l’Ordonnateur National du Fonds Européen (BONFED), représenté par Charles Jean-Jacques, a également pris part aux discussions, témoignant de l’importance accordée à la gestion et à la transparence des financements européens.

Au cœur des échanges, la question de l’efficacité de l’aide internationale. Sandra Paulemon a plaidé pour un alignement strict des financements sur les priorités nationales. « L’aide ne saurait se limiter à une assistance continue, elle doit s’inscrire dans une dynamique structurée et orientée vers des résultats concrets », a-t-elle fait valoir, appelant à une mobilisation des instruments de l’Union européenne pour répondre aux besoins immédiats des populations.

En réponse, Hélène Roos a réaffirmé l’engagement résolu de Bruxelles. Au-delà du simple financement, l’Union européenne se positionne comme un partenaire politique engagé dans la quête de stabilité et de développement d’Haïti. L’ambassadrice a notamment présenté la stratégie « Global Gateway », une initiative qui vise à renforcer les investissements dans des secteurs stratégiques tels que l’énergie, le transport et l’agro-industrie.

Sur le plan financier, l’UE dispose d’un portefeuille global de 360 millions d’euros, dont 33 millions restent disponibles en appui budgétaire. Des ressources qui pourront être mobilisées dans des domaines essentiels où l’Union européenne a confirmé son implication : la sécurité, la reconstruction des infrastructures, l’accompagnement du processus électoral et le renforcement de l’aide sociale.

À l’issue de la rencontre, les deux parties ont affiché une convergence de vues autour d’un cadre de coopération fondé sur la transparence, la cohérence et l’efficacité. Une approche qui, selon la ministre Sandra Paulemon, répond à la vision du gouvernement : faire de la coopération externe un levier concret pour répondre aux besoins prioritaires du pays.

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