Lutte contre l’insécurité : le CSPN valide une riposte renforcée et l’arrivée du représentant spécial de la GSF
Port-au-Prince, 1er avril 2026 — Le ton se durcit au sommet de l’État. Réuni en session élargie à la Primature, le Conseil supérieur de la Police nationale (CSPN), sous la présidence du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, a acté une nouvelle phase dans la lutte contre l’insécurité. Face à l’intensification des violences armées, l’heure n’est plus aux ajustements, mais à l’offensive.
Autour de la table, les principales autorités sécuritaires ont convenu d’accélérer la coordination des opérations sur le terrain. L’objectif est clair : reprendre l’initiative face aux groupes armés et restaurer l’autorité de l’État. L’exécutif assume désormais une stratégie de « reconquête », avec une volonté affichée d’imposer un rapport de force en faveur des institutions républicaines.
Annonce majeure de cette réunion : l’arrivée imminente en Haïti de Jack Christofides, représentant spécial de la Force de répression des gangs (GSF). Il sera accompagné d’une équipe avancée, incluant notamment des contingents tchadiens. Ce déploiement marque un tournant, avec l’entrée en phase opérationnelle élargie de cette mission multinationale, autorisée par le Conseil de sécurité des Nations unies à la demande des autorités haïtiennes.
Sur le terrain, la GSF viendra appuyer la Police nationale d’Haïti (PNH) et les Forces armées d’Haïti (FAd’H) dans des opérations ciblées contre les foyers de violence. Sécurisation des axes stratégiques, protection des infrastructures critiques et défense des populations civiles figurent parmi les priorités annoncées. Le gouvernement insiste sur le respect strict des droits humains dans la conduite de ces interventions, tout en assumant une montée en puissance significative des moyens engagés.
Cette dynamique s’inscrit dans une logique de renforcement durable des capacités de l’État. À terme, plusieurs milliers de personnels pourraient être déployés pour stabiliser les zones les plus sensibles et restaurer un climat de sécurité.
En parallèle, l’exécutif a tenu à adresser ses condoléances aux habitants de l’Artibonite, notamment dans la localité de Jean-Denis, récemment frappée par des violences meurtrières. Un message accompagné d’un engagement ferme : les responsables seront traqués sans relâche jusqu’à leur neutralisation.
Dans un contexte de crise prolongée, cette réunion du CSPN marque un signal politique fort. Le pouvoir en place veut montrer qu’il reprend la main. Reste désormais à traduire cette volonté en résultats concrets sur le terrain.
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