Haïti-UNOPS : Dr Sandra Paulémon veut accélérer la réalisation des projets prioritaires

Bangkok, 15 octobre 2026 — Comment faire en sorte que les financements mobilisés pour Haïti se traduisent effectivement par des réalisations au bénéfice de la population ? C’est l’un des enjeux placés au centre des discussions entre la ministre de la Planification et de la Coopération externe, Dr Sandra Paulémon, et le directeur exécutif du Bureau des Nations Unies pour les services d’appui aux projets (UNOPS), Jorge Moreira da Silva, lors d’une rencontre tenue ce jeudi à Bangkok, en Thaïlande.

Pour la ministre, l’enjeu est désormais de renforcer les mécanismes qui permettent de passer des engagements financiers à l’exécution des projets. Malgré les démarches entreprises par le gouvernement dirigé par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé pour mobiliser des ressources, Haïti continue de faire face à d’importants besoins en infrastructures sociales, en services essentiels et en possibilités d’emploi. La recherche de solutions opérationnelles apparaît ainsi comme une étape déterminante pour accélérer les interventions attendues sur le terrain.

C’est dans cette optique que Dr Sandra Paulémon a proposé d’examiner avec l’UNOPS la possibilité de lancer une ou deux opérations pilotes inscrites dans les priorités du Programme national de stabilisation et de redressement économique, social et territorial (PNSREST). L’objectif serait de s’appuyer sur l’expérience de l’organisation dans la réalisation et la gestion de projets pour faciliter la concrétisation d’interventions prioritaires.

Deux domaines pourraient servir de point de départ à cette collaboration. Le premier concerne la réhabilitation d’infrastructures sociales, notamment les écoles, les centres de santé et les systèmes d’approvisionnement en eau dans les zones défavorisées. Ces équipements sont essentiels à l’accès aux services de base et à l’amélioration des conditions de vie des communautés.

Le second axe porte sur les travaux publics communautaires à haute intensité de main-d’œuvre (HIMO). En plus de contribuer à l’entretien ou à l’amélioration des infrastructures de proximité, ces travaux pourraient créer des possibilités de revenus pour les personnes les plus vulnérables. Cette approche permettrait ainsi d’associer des besoins immédiats en matière d’emploi à des interventions utiles au développement local.

La proposition met également en évidence une autre difficulté : disposer de financements ne suffit pas toujours à garantir la réalisation des projets. Leur préparation technique, la passation des marchés et le suivi de leur exécution jouent un rôle essentiel. L’expertise de l’UNOPS dans ces domaines pourrait aider les autorités haïtiennes à mieux organiser certaines interventions et à renforcer la confiance des partenaires financiers.

Dr Sandra Paulémon souhaite notamment explorer la possibilité que l’organisation accompagne des projets soutenus par des institutions financières internationales ou des partenaires bilatéraux. L’idée est de renforcer les dispositifs nécessaires à leur exécution et de présenter aux bailleurs des initiatives dont les modalités opérationnelles sont clairement définies.

La ministre a toutefois rappelé que les interventions envisagées doivent rester alignées sur les priorités du gouvernement et s’inscrire dans le cadre de coordination des institutions publiques compétentes, en particulier le ministère de la Planification et de la Coopération externe. Cette orientation vise à maintenir la cohérence des investissements et à faire correspondre les partenariats aux besoins identifiés par les autorités nationales.

De son côté, Jorge Moreira da Silva a réaffirmé la disponibilité de l’UNOPS à accompagner les efforts de développement d’Haïti. Il a évoqué les possibilités de contribution de l’organisation dans la construction d’infrastructures résilientes, l’amélioration des services essentiels, le renforcement des compétences locales et la création de nouvelles opportunités dans une perspective de développement durable.

La rencontre de Bangkok ouvre donc une piste de travail autour de projets ciblés, avec la possibilité de mobiliser l’expertise de l’UNOPS pour soutenir leur préparation et leur réalisation. Les échanges techniques à venir devront permettre de préciser les opérations susceptibles d’être retenues et les modalités d’un éventuel accompagnement.

Pour Dr Sandra Paulémon, l’enjeu est de rapprocher davantage la coopération internationale des besoins concrets de la population haïtienne. La réhabilitation des infrastructures sociales et la création d’emplois communautaires figurent parmi les pistes avancées. Leur concrétisation dépendra désormais de la définition des projets pilotes et de la mise en place des conditions techniques et financières nécessaires à leur réalisation.

À lire aussi : Dr Sandra Paulémon, une autre manière de faire vivre la vision du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé

Share this content:

Publier un commentaire

Vous avez peut-être manqué