Pourquoi Lunie Joseph s’attaque-t-elle à la ministre des Affaires étrangères Raina Forbin ?
Quatre mois après son arrivée à la tête du ministère des Affaires étrangères et des Cultes, la ministre Raina Forbin a engagé un chantier de réformes qui commence à produire des résultats concrets. Dans un contexte où les finances publiques sont sous forte pression, les décisions visant à rationaliser les effectifs et à mettre fin à certaines pratiques administratives apparaissent comme un signal fort en faveur d’une gestion plus responsable de l’État.
Les lettres de rappel adressées à des agents en poste à l’étranger ainsi que la résiliation de contrats de fonctionnaires jugés non essentiels et la suppression de chèques zombis évite au Trésor public le gaspillage près d’un million de dollars par mois. Au-delà du gain financier, ces mesures traduisent une volonté de restaurer la crédibilité de la diplomatie haïtienne, longtemps affaiblie par des nominations contestées, sur la base de clientélisme et de favoritisme, des effectifs parfois disproportionnés et une gestion qui ne répondait pas toujours aux impératifs de performance.
Cette démarche est d’ailleurs observée avec intérêt par plusieurs pays partenaires. Le redimensionnement des missions diplomatiques et consulaires est perçu comme un effort de modernisation, conforme aux standards de bonne gouvernance attendus d’une administration publique efficace.
Toute réforme touche cependant des intérêts établis. Il n’est donc pas surprenant que ces décisions suscitent des attaques. Ce n’est pas surprenant de lire dans un pamphlet de la journaliste anarchiste Lunie Joseph que madame Forbin n’aurait pas de bilan satisfaisant. Professionnalisme, mérite, compétence et Lunie Joseph ne font pas bon ménage. N’oublions qu’elle avait tenté de se faire nommer au Consulat de Montréal sur la simple base qu’elle était la maîtresse d’un proche d’Ariel Henry. Selon sa logique, on ne devrait pas résilier les contrats des fonctionnaires jugés inutiles ou incompétents. Critiquer l’incompétence c’est heurter la sensibilité de Lunie Joseph.
Cela dit, les décisions de madame Forbin à la chancellerie doivent continuer d’être adoptées. Quoique impopulaires. Au grand dam de Lunie Joseph et du secteur corrompu qu’elle représente. Les réformes publiques méritent d’être évaluées sur leurs résultats, leurs impacts et leur cohérence, non à l’aune des privilèges qu’elles remettent en cause.
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