Éditorial : Calomnie et amateurisme : le triste spectacle d’un journal sans éthique
Calomnie et amateurisme : le triste spectacle d’un journal sans éthique
Ce qui se prétend média d’opposition ne mérite aujourd’hui ni ce titre ni cette indulgence. Car ce n’est plus de la presse, c’est une logorrhée politisée, une dérive incontrôlée, une caricature grotesque d’un journalisme qu’il n’a jamais su pratiquer. Dans un texte boueux, publié après l’incendie de l’hôtel Oloffson, ce journal s’est livré à une opération de démolition aveugle, accusant, diffamant, insultant sans jamais prouver.
Il ne s’agit pas ici de défendre un gouvernement. Il s’agit de défendre le métier. Le vrai. Celui qui cherche, qui confronte, qui recoupe, qui doute, qui respecte le lecteur. Ce que ce journal a fait est l’exact opposé. Il a préféré l’attaque gratuite à l’investigation, la rage à la méthode, le règlement de comptes à la responsabilité. Il n’a pas informé. Il a hurlé.
Un média qui oublie que la presse est une mission au service du public perd son droit moral à exister. Quand on joue avec les douleurs d’un peuple pour marquer des points politiques, on n’est plus un acteur de démocratie, on devient un parasite. Dans un pays qui se bat pour sa survie, la presse devrait être un rempart. Ce journal est devenu un poison.
La morale la plus élémentaire exige du respect pour la vérité, même quand elle dérange. Ce journal a choisi la haine, le dérapage, l’instrumentalisation. Il s’est lui-même exclu du débat sérieux. Il ne fait pas partie de la solution. Il est devenu une partie du problème.
Ce n’est pas à la presse de jouer aux pyromanes en pleine tempête. C’est à elle de rester debout. Ce journal, lui, s’est déjà effondré.
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