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Sandra Paulemon prend la main sur une réforme des finances publiques aux résultats insuffisants

Port-au-Prince, 8 avril 2026 – Après vingt ans de réformes aux résultats « mitigés », la ministre de la Planification et de la Coopération Externe, Sandra Paulemon, sort du cadre protocolaire. Elle a tenu, mercredi 8 avril, une séance de travail avec la Commission de Réforme des Finances Publiques et de Gouvernance Économique (CRFP-GE). L’ordre du jour : l’état d’avancement, les défis rencontrés et les perspectives de la réforme.

En face d’elle, Charles Cadet, coordonnateur de la commission, dresse un constat lucide. Il retrace l’historique des réformes entreprises depuis plus de deux décennies par l’État haïtien dans le domaine des finances publiques et de la gouvernance économique. Il présente les principaux axes de réforme ainsi que les résultats obtenus. Son verdict est sans appel : après plusieurs années de mise en œuvre, les résultats sont qualifiés de « mitigés ».

Les échanges techniques ont permis d’aborder en détail les six axes majeurs de la réforme. Premier axe : la mobilisation des ressources internes. Deuxième : la statistique, la planification, la programmation et la budgétisation. Troisième : la gestion de la trésorerie publique et la comptabilité publique. Quatrième : la gouvernance des finances locales. Cinquième : le contrôle, la transparence et la lutte contre la corruption. Sixième : le Système d’Information pour les Finances de l’État.

Les responsables techniques ont également fait état d’une avancée importante : la révision en cours de la stratégie globale de réforme, menée avec l’appui de l’Union Européenne.
C’est dans ce contexte que Sandra Paulemon prend la parole et hausse le ton.

La ministre Sandra Paulemon exprime ses attentes en termes de résultats concrets. Elle souligne la nécessité de disposer d’un plan d’actions clair, structuré et orienté vers des impacts tangibles. Elle appelle à une meilleure coordination entre les différentes parties prenantes.

La titulaire du MPCE va plus loin. Elle plaide pour une meilleure synchronisation entre les institutions intervenant dans la gestion des finances publiques. Elle insiste sur la nécessité de renforcer leur interconnexion et leur interopérabilité. Son argument est clair : la réforme ne saurait produire des résultats durables sans une articulation efficace entre les différents acteurs. Elle appelle ainsi à la mise en place de mécanismes intégrés favorisant la circulation de l’information, la cohérence des actions et une gouvernance plus harmonisée de l’ensemble du système des finances publiques.

La ministre a ainsi posé les jalons d’une nouvelle phase pour la réforme. Reste désormais à concrétiser ces engagements lors de la prochaine réunion du COPIL, première échéance d’un calendrier que Sandra Paulemon entend bien maîtriser.

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