Haïti–Banque mondiale : Dr Sandra Paulémon présente le PNSREST et les priorités de développement

Bangkok, 17 octobre 2026 — Mieux coordonner les investissements, renforcer les projets en cours et orienter les interventions vers les besoins prioritaires de la population : c’est autour de ces enjeux que Dr Sandra Paulémon, ministre de la Planification et de la Coopération externe, a échangé avec une délégation du Groupe de la Banque mondiale, le vendredi 16 octobre, à Bangkok, en Thaïlande. Au centre des discussions figurait le Programme national de stabilisation et de relance économique, sociale et territoriale (PNSREST), que le gouvernement entend utiliser comme cadre de référence pour articuler ses priorités de développement.

Pour le gouvernement dirigé par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, la mobilisation des partenaires internationaux représente un levier important face aux défis économiques et sociaux du pays. La rencontre avec les représentants de la Banque mondiale a ainsi permis d’aborder les possibilités de renforcer la cohérence entre les priorités nationales et les interventions déjà soutenues par l’institution.

La délégation était composée d’Oscar Calvo-Gonzalez, directeur de la stratégie et des opérations pour l’Amérique latine et les Caraïbes, et d’Achim Fock, directeur pour la Caraïbe. Les échanges ont notamment porté sur les mécanismes susceptibles de mieux articuler les projets existants avec les objectifs de stabilisation, de relance économique et de développement territorial.

Présentant les grandes orientations du PNSREST, Dr Sandra Paulémon a insisté sur la nécessité de relier les réponses aux besoins immédiats aux actions de relèvement social et de redynamisation économique. Le programme vise également à soutenir le développement des territoires et le rétablissement des services publics essentiels, dans une démarche destinée à mieux coordonner les interventions et à favoriser des résultats concrets.

La ministre a cependant précisé que le PNSREST n’a pas vocation à créer un mécanisme de financement parallèle ni à reproduire les projets déjà appuyés par la Banque mondiale. L’approche consiste plutôt à s’appuyer sur les investissements réalisés, les expériences acquises et les dispositifs existants pour renforcer l’efficacité des actions engagées en Haïti.

Cette orientation rejoint, selon les échanges rapportés, plusieurs projets déjà soutenus par la Banque mondiale. Achim Fock a indiqué avoir pris connaissance du document du PNSREST, transmis au préalable par Anne-Lucie Lefebvre, représentante de l’institution en Haïti. Il a également souligné que certaines interventions de la Banque mondiale correspondent déjà aux axes du programme national.

La coopération entre les deux parties repose aussi sur des domaines d’intervention qui touchent directement les conditions de vie de la population. Dr Sandra Paulémon a salué la contribution de longue date de la Banque mondiale dans l’éducation, la santé, la protection sociale, la sécurité alimentaire, le développement rural, la gestion des risques de catastrophe et l’accès à l’énergie.

Elle a également rappelé l’importance du Cadre de partenariat-pays couvrant les exercices 2025 à 2029. Celui-ci définit les grandes orientations de la coopération avec Haïti, notamment en matière de préservation du capital humain, de renforcement des capacités institutionnelles, de développement des opportunités économiques et de résilience des communautés.

Pour améliorer les retombées des investissements, la ministre a réaffirmé la nécessité d’impliquer pleinement les ministères sectoriels dans la conduite et l’exécution des projets, tout en consolidant le rôle de coordination du ministère de la Planification et de la Coopération externe. Cette organisation doit permettre de mieux aligner les interventions sur les priorités gouvernementales et de limiter les chevauchements entre les initiatives.

À Bangkok, Dr Sandra Paulémon a ainsi porté l’accent sur une coopération davantage structurée autour des besoins d’Haïti. La mise en cohérence des projets existants, la coordination des institutions nationales et la mobilisation des partenaires demeurent des enjeux importants pour transformer les priorités du PNSREST en actions concrètes et en résultats durables pour la population.

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