Éditorial | Traîtres, fausses amies, menteurs, avares : les mêmes masques, les mêmes ravages

Éditorial | Traîtres, fausses amies, menteurs, avares : les mêmes masques, les mêmes ravages

En politique comme en société, rien n’est plus dangereux qu’un ennemi qui se présente en allié. Le traître ne frappe jamais de face : il sourit, promet, jure fidélité, avant de s’évanouir au premier obstacle. La fausse amie, elle, s’installe dans la confiance pour mieux la ronger, jusqu’à ce qu’il ne reste que doute et amertume. Le menteur, quant à lui, ne cherche pas la vérité, mais l’avantage immédiat ; il tord les faits et empoisonne l’espace commun. L’avare, enfin, ne mesure le monde qu’à l’aune de ce qu’il peut accaparer, même quand tout s’effondre autour de lui.

Ces figures ne sont pas nouvelles, mais leurs dégâts se répètent, implacables : divisions, désillusions, recul moral. Elles affaiblissent les projets, étouffent les élans sincères, et finissent par épuiser celles et ceux qui agissent avec intégrité. À force de les tolérer, on banalise la trahison, on normalise le mensonge, on légitime l’égoïsme.

Il est temps de lever les masques.

La loyauté n’est pas un slogan. La vérité n’est pas une option. La solidarité ne peut être à géométrie variable. Un combat – politique, social, humain – ne se gagne pas par des discours creux, mais par des principes assumés et des actes cohérents.

Refuser les traîtres, écarter les fausses amies, dénoncer les menteurs, marginaliser les avares : ce n’est pas diviser, c’est assainir.

Aucun projet sérieux, aucune ambition collective, aucun avenir digne ne peut se construire sur la duplicité et l’avidité.

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