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Édito : Haïti a besoin de courage et de sincérité

Édito : Haïti a besoin de courage et de sincérité

En Haïti, certains cherchent encore à tirer profit des difficultés du pays. Promesses non tenues, critiques faciles, manœuvres dans l’ombre… le spectacle est connu. Pourtant, malgré ce climat, le pays continue d’avancer, porté par ceux qui prennent leurs responsabilités au sérieux.

Le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé incarne cette détermination. Ses déplacements officiels, souvent en comité restreint, ne sont pas des gestes de prestige. Ils traduisent une volonté claire : suivre chaque action de près, veiller à ce que rien ne dérape, s’assurer que chaque décision compte. Loin des apparitions pour la galerie, ces initiatives visent à renforcer concrètement la stabilité et le progrès du pays.

Ce n’est pas le chemin le plus spectaculaire, ni celui qui fait les gros titres. C’est le chemin ingrat de ceux qui reconstruisent une maison brique par brique, pendant que d’autres jouent encore avec les décombres. Pendant ce temps, des mères se lèvent avant l’aube pour nourrir leurs enfants, des jeunes bravent l’insécurité pour aller étudier, des marchandes comptent chaque gourde pour joindre les deux bouts. C’est à elles, à eux, à ce peuple résilient, que le gouvernement doit des résultats, et pas seulement des promesses.

Pendant ce temps, dans l’ombre, certains politiciens s’emploient à créer des tensions inutiles, mus par des intérêts personnels. Ils multiplient les manœuvres pour fragiliser l’action gouvernementale, espérant récolter ce que d’autres sèment dans la sueur et la rigueur. Mais le peuple observe. Il aspire à mieux : à la paix, à la stabilité, et à des dirigeants réellement engagés pour la nation, non pour eux-mêmes.

La communauté internationale, qui tend la main à Haïti à travers des programmes d’aide et de coopération, doit également ouvrir l’œil. Car ces politiciens de l’ombre, ceux qui cherchent à déstabiliser le Premier ministre par tous les moyens, sont souvent les mêmes qui détournent l’attention, qui bloquent les réformes, qui préfèrent le chaos à l’ordre. L’aide internationale ne doit pas tomber dans ce piège. Elle doit accompagner ceux qui agissent, et surveiller ceux qui complotent. Soutenir Haïti, c’est aussi soutenir ses dirigeants intègres contre les prédateurs de la République.

Le contraste est saisissant. D’un côté, des manœuvres et des promesses vaines ; de l’autre, une action réfléchie et constante, même dans la discrétion. Haïti a besoin de ce courage. Ceux qui préfèrent le calcul et le chaos devraient s’interroger : construisons-nous quelque chose pour le pays, ou détruisons-nous ce qui avance ?

Mais cette sincérité que nous exigeons de nos dirigeants, nous devons aussi l’exiger de nous-mêmes. Soutenir les actions qui fonctionnent, rejeter les discours de division, refuser d’être les complices du chaos. Car nos pères fondateurs ne se sont pas battus pour l’indépendance afin que nous échangions la plantation coloniale contre une plantation politicienne. Ils ont rêvé d’une nation de bâtisseurs, pas de profiteurs.

Au final, le peuple attend simplement de ses dirigeants qu’ils agissent avec sincérité. Et les gestes posés par le Premier ministre montrent qu’une voie existe pour faire avancer Haïti — non par des paroles, mais par des actes. Le chemin est étroit, semé d’embûches, mais il existe. Et chaque jour où l’action l’emporte sur le bavardage, chaque jour où la communauté internationale choisit de soutenir le travail plutôt que les intrigues, ce chemin s’élargit un peu plus pour les générations futures.

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