
Chronique d’un bavard inutile
Chronique d’un bavard inutile
Il se prétend lanceur d’alerte. En vérité, il ne fait que remplir le vide par du bruit. Ceux qui acclamaient la task-force il y a cinq mois sont maintenant les premiers à crier à l’arnaque, comme si régler l’insécurité se faisait avec des tweets et des grimaces indignées.
Un vrai lanceur d’alerte, ça agit. Ça s’implique. Ça construit. Pas besoin de micros, pas besoin de spectacle. Le pays n’a pas besoin de chroniqueurs du chaos. Il a besoin de bâtisseurs.
Critiquer sans comprendre, commenter sans savoir, parler pour exister. C’est facile. Trop facile. Mais c’est inutile. Et dangereux.
Servir la nation, c’est accepter de ne pas plaire. C’est tenir quand c’est difficile. Travailler dans l’ombre, avancer sans chercher les applaudissements. C’est une affaire de courage, pas de posture.
Aujourd’hui, on n’a plus le temps pour les egos, les guerres de visibilité, les commentaires à la volée. Ce moment exige du sérieux, de l’unité, et surtout du silence quand on n’a rien à apporter.
La sécurité ne s’improvise pas. Elle ne se réclame pas dans les statuts. Elle se construit jour après jour, avec de la rigueur, de la méthode et une volonté ferme. Tout le reste, c’est du bruit. Et le bruit, on n’en a plus besoin.
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