Dr Sandra Paulémon clôture la revue des projets financés par l’aide externe avec un appel à des résultats plus visibles

Port-au-Prince, 25 septembre 2026 — À peine rentrée à Port-au-Prince après plusieurs jours de tournée dans le Grand Sud, Dr Sandra Paulémon a repris ses activités au bureau central du MPCE pour présider la clôture de la revue du portefeuille des programmes et projets à financement externe. La ministre de la Planification et de la Coopération externe a ainsi retrouvé les partenaires techniques et financiers autour d’un enjeu central : mieux suivre les investissements mobilisés pour Haïti et faire en sorte que les ressources disponibles produisent des résultats concrets dans les territoires.

Lancée le 18 septembre, cette série de discussions a permis d’examiner, projet par projet, l’état d’avancement des interventions, les niveaux d’exécution, les difficultés rencontrées et les mesures à prendre pour améliorer leur mise en œuvre. En l’absence de la ministre durant une partie des travaux, le Directeur de cabinet, Paul Ruddy Mentor, en a assuré la présidence.

Au total, le portefeuille actif examiné représente 364,75 milliards de gourdes répartis entre 112 projets, avec un taux de décaissement de 38,74 %. Plus de 223 milliards de gourdes restent donc à mobiliser. Pour Dr Sandra Paulémon, ces chiffres doivent surtout être lus à partir de leurs effets attendus sur la population.

« Derrière ces montants, il y a des routes, des écoles, des centres de santé, des systèmes d’eau potable, des emplois. Il y a des familles qui attendent des résultats », a-t-elle rappelé lors de la clôture.

Le retour de la ministre du Grand Sud a donné une résonance particulière à son intervention. Les échanges qu’elle a eus avec les autorités, les collectivités et les acteurs locaux au cours de sa tournée ont, selon elle, confirmé l’importance de rapprocher les projets des besoins réels des communautés.

« Les attentes des populations sont grandes. Elles attendent des projets visibles, qui atteignent réellement les communes, qui créent des emplois et qui changent concrètement leur quotidien », a déclaré Dr Sandra Paulémon.

La ministre a également défendu une coopération dans laquelle Haïti entend prendre une place plus importante dans la définition et le suivi des interventions. « Haïti ne veut pas être seulement le lieu d’exécution des projets. Haïti veut en être l’acteur principal, dans leur définition, leur orientation et leur suivi-évaluation », a-t-elle insisté.

Durant cette revue, la France, le Canada, la BID, la Banque mondiale, l’Espagne, la Suisse, l’Union européenne, le Japon, l’OEA, Cuba, le Mexique et l’Équipe pays des Nations Unies ont participé aux échanges aux côtés des institutions haïtiennes.

Le Directeur général du MPCE, Guy Roméro Latry, a insisté sur la nécessité de disposer de données fiables et disponibles à temps pour améliorer la prise de décision et le suivi des projets. La directrice de la Coopération externe, Yvrose Guerrier, a, pour sa part, souligné le rôle de cette revue dans la coordination et l’efficacité de l’aide au développement.

Les délégations du Mexique, de Cuba et des Nations Unies ont également présenté leurs interventions dans plusieurs secteurs, notamment la santé, l’agriculture, la formation professionnelle, l’énergie, la gouvernance, les services sociaux, l’environnement et le développement territorial.

Le MPCE prévoit désormais de transformer les conclusions de cette revue en plan d’action concret, dont le suivi sera assuré notamment par le Comité d’efficacité de l’aide, les Tables sectorielles et thématiques et les Tables départementales de concertation. L’objectif affiché par Dr Sandra Paulémon est ainsi de rapprocher progressivement les ressources mobilisées des résultats attendus par les populations.

À lire Aussi : Sud-Est : Dr Sandra Paulémon s’imprègne des réalités de la Direction départementale du MPCE

Share this content:

Publier un commentaire

Vous avez peut-être manqué