Bataille contre les gangs : Alix Didier Fils-Aimé réaffirme son autorité et mobilise toutes les forces

Port-au-Prince, 3 novembre 2026 — Face à l’emprise des gangs armés, le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé place la reconquête de la sécurité au cœur de son action gouvernementale. Déterminé à restaurer l’autorité de l’État et à libérer les territoires soumis à la violence des groupes criminels, le chef du gouvernement assume le leadership politique et stratégique de cette bataille nationale. Lors d’un point de presse tenu ce mardi à la Villa d’Accueil, il a réaffirmé que l’État haïtien conserve la maîtrise de la riposte et que toutes les forces mobilisées doivent contribuer à un même objectif : reprendre le contrôle du territoire national.

En présence du directeur général de la Police nationale d’Haïti (PNH), de responsables des Forces armées d’Haïti (FAd’H), du commandement de la Force de répression des gangs (FRG) et du contingent salvadorien, Alix Didier Fils-Aimé a rappelé que la conduite de cette bataille relève d’abord de la responsabilité nationale. « C’est l’État haïtien qui est responsable de la direction, tant politique que stratégique, du combat contre l’insécurité nationale », a-t-il affirmé.

Cette déclaration traduit une volonté claire : maintenir les institutions haïtiennes au centre des décisions et faire de la coopération internationale un levier au service des priorités nationales. La PNH conserve ses missions de sécurité publique, les FAd’H assurent la défense nationale, tandis que la FRG vient renforcer leurs capacités opérationnelles. Le Premier ministre donne ainsi une direction politique à une mobilisation fondée sur la complémentarité des forces.

Le dispositif international dépasse désormais les 4 000 soldats, selon les chiffres présentés par le chef du gouvernement. Le Tchad, le Sri Lanka, le Guatemala, la Mongolie, la Jamaïque, le Salvador et le Bangladesh figurent parmi les pays contributeurs. Le renforcement des unités spécialisées salvadoriennes accroît les capacités d’intervention. Le mandat de la FRG, soutenue par les Nations unies, est prolongé jusqu’en mars 2027.

Sur le terrain, les opérations engagées notamment à Kenscoff et à Gressier doivent se poursuivre et s’étendre selon les priorités opérationnelles, notamment dans l’Ouest, l’Artibonite et le Centre. Alix Didier Fils-Aimé mise sur la coordination des forces pour reprendre l’initiative face aux groupes armés. Il a souligné que les efforts conjoints commencent à produire des résultats et doivent permettre d’aller plus loin dans la reconquête du territoire.

Parallèlement, le Premier ministre renforce les institutions nationales. Le programme P4000 a déjà permis d’intégrer 3 258 policiers supplémentaires à travers trois promotions. Le 30 octobre, 1 189 agents de la 30e promotion, baptisée Dessalines, ont rejoint les rangs de la PNH. Le recrutement doit se poursuivre afin de renforcer les unités spécialisées et les capacités d’intervention.

Le remembrement des Forces armées d’Haïti constitue un autre axe de cette politique. En août, 341 nouveaux soldats ont intégré l’armée. À ce jour, 667 recrues suivent une formation, dont 108 au Mexique. Plus de 17 522 jeunes se sont déjà inscrits dans la campagne de recrutement. L’objectif annoncé est de bâtir progressivement une armée professionnelle et moderne pouvant atteindre 15 000 soldats.

À ce renforcement humain s’ajoutent les investissements matériels. Le gouvernement a réceptionné 44 véhicules blindés en septembre, entièrement financés par l’État haïtien. Le Premier ministre a rappelé que plus d’une centaine de blindés avaient également été mis à la disposition des forces nationales l’année précédente. Pour lui, la reconquête de la sécurité exige des hommes formés, des équipements adaptés et une capacité d’intervention à la hauteur des défis.

Cette fermeté s’accompagne d’une exigence de responsabilité. Alix Didier Fils-Aimé a insisté sur le respect des lois de la République et des droits humains dans toutes les opérations. « Nous ne sommes pas en guerre contre le peuple. Nous sommes en guerre contre les gangs qui tiennent le peuple en otage », a-t-il déclaré. La protection des civils demeure une obligation et aucun abus ne saurait être justifié par la lutte contre les groupes armés.

Le chef du gouvernement a par ailleurs remercié le président salvadorien Nayib Bukele pour son soutien au peuple haïtien et son engagement contre les réseaux criminels.

Pour Alix Didier Fils-Aimé, le rétablissement de la sécurité doit ouvrir la voie au retour de la stabilité institutionnelle. Il a rappelé que les deux grandes priorités de son gouvernement sont la sécurité sur l’ensemble du territoire et l’organisation de véritables élections.

« L’État haïtien ne renoncera à aucun territoire. » Cette déclaration résume la ligne défendue par le Premier ministre : ne pas céder face aux groupes armés, mobiliser les institutions et rassembler les partenaires autour d’une réponse nationale. Dans une période où le peuple haïtien attend des actes à la hauteur de ses souffrances, Alix Didier Fils-Aimé assume la responsabilité politique de mener ce combat et porte l’ambition d’un pays libéré de l’emprise des gangs, capable de retrouver la sécurité, la stabilité et l’espoir.

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