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Haïti : le 4e bulletin du MPCE révèle l’accélération de la planification nationale sous Dr Sandra Paulemon
Port-au-Prince, mai 2026 — Le Ministère de la Planification et de la Coopération Externe (MPCE) poursuit sa montée en puissance dans l’architecture de la stabilisation nationale. Son quatrième bulletin hebdomadaire revient sur les principales activités menées entre le 30 avril et le 8 mai 2026, période marquée par une intensification des échanges stratégiques et des ajustements internes visant à renforcer la cohérence de l’action publique.
Dirigé par la ministre Dr Sandra Paulemon, le MPCE s’impose progressivement comme un acteur central de la planification gouvernementale, alors que les autorités accélèrent la mise en œuvre du programme national de stabilisation porté par le gouvernement du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé.
Une séance de travail réunissant la ministre, son cabinet, ses conseillers et consultants a permis de redéfinir l’organisation interne du ministère. Il s’agissait de clarifier les responsabilités et de mieux articuler les compétences techniques. Dr Sandra Paulemon a insisté sur la nécessité d’une coordination plus rigoureuse entre les directions, afin de transformer le MPCE en véritable outil de pilotage stratégique du développement.
Dans ce cadre, la ministre a reçu la coordinatrice résidente du Système des Nations Unies en Haïti, Nicole Kouassi. Les échanges ont porté sur le programme de stabilisation, le Peacebuilding Fund (PBF), le Plan stratégique de développement d’Haïti (PSDH) ainsi que le rapport intermédiaire du Programme d’action de Doha.
La ministre a plaidé pour une meilleure structuration des financements, plus prévisibles et davantage orientés vers les zones les plus fragiles, notamment les quartiers urbains vulnérables, les corridors frontaliers et les zones agricoles stratégiques. Elle a également insisté sur la nécessité d’une stratégie de réintégration des populations déplacées, considérée comme un levier essentiel de la stabilisation durable.
Le directeur général du MPCE, Guy Roméo Latry, a pour sa part souligné l’exigence de résultats concrets, appelant à des projets « tangibles, visibles et mesurables », dans une logique de performance et d’impact.
Parallèlement, une réunion de travail a réuni les responsables de la DPES, de la DATDLR et de l’UOPES autour de l’élaboration du plan de stabilisation nationale, inscrit dans la dynamique du Pacte national pour la stabilité et l’organisation des élections. La ministre a insisté sur la nécessité d’un document fondé sur des données de terrain, directement opérationnel et accessible.
Le directeur de cabinet, Paul Ruddy Mentor, a appelé à un plan pragmatique, centré sur des projets concrets et adaptés aux réalités du pays. Les responsables techniques ont contribué à enrichir les orientations : Durocher Massé a présenté les termes de référence, tandis que Woodly Sanon a mis l’accent sur l’intégration des populations vulnérables dans la planification territoriale. St-Fleur Schmid a salué une démarche jugée essentielle dans le contexte actuel. De son côté, le directeur des investissements publics, Frantz Bastien, a souligné la nécessité d’arrimer ce plan au Programme d’investissements publics (PIP), en mobilisant à la fois les ressources nationales et les partenaires techniques et financiers.
Un autre axe de travail a porté sur le projet pilote « Retour au Quartier-Solino », en présence de l’ingénieure Pascale Oriol et de Marie-Christine Stephenson. Ce projet prévoit une mise en œuvre progressive en trois phases sur une période pouvant aller jusqu’à un an, avec pour objectif une réinstallation durable des populations dans leur milieu d’origine.
La ministre a indiqué que la première phase serait priorisée dans le cadre du budget rectificatif. Deux points focaux ont été désignés au sein du cabinet — Jean-Marie Claude Germain et Wilkenson César — afin d’assurer le suivi opérationnel et la coordination interinstitutionnelle.
En parallèle, un échange interne avec le personnel de soutien du ministère, en présence de la DRH Saradienne Bourjolly et du directeur administratif et budgétaire Jérôme Zamor, a permis d’aborder plusieurs préoccupations liées aux conditions de travail et à la transparence des promotions. La ministre a réaffirmé sa volonté d’y apporter des réponses concrètes, en instruisant les directions concernées.
Dans un effort de cohésion interne et de structuration de l’action publique, le MPCE renforce son rôle dans la planification nationale. L’enjeu demeure de traduire les orientations stratégiques en actions concrètes, au service d’une stabilisation durable du pays.
En consolidant ses mécanismes de coordination et de planification, le MPCE s’affirme comme un instrument stratégique de l’action gouvernementale, au cœur de la dynamique de stabilisation engagée par les autorités.
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