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ECOSOC Washington : Dr Sandra Paulemon, l’élégance de la dignité d’Haïti et la fermeté Fils-Aimé

Ce lundi 20 avril 2026, dans la solennité du Forum ECOSOC des Nations-Unies à Washington, une voix s’est élevée. Celle de la ministre de la Planification et de la Coopération externe d’Haïti, Dr Sandra Paulemon. Devant l’assemblée, elle n’est pas venue supplier. Elle est venue imposer, avec une élégance rare, la vérité d’un peuple debout.

S’exprimant au nom du gouvernement dirigé par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, elle a d’abord associé Haïti aux déclarations de la CARICOM et du Groupe des 77 et de la Chine. Puis, dans un silence recueilli, elle a livré ces mots, aussi beaux que graves :

« Je prends la parole aujourd’hui au nom d’un peuple éprouvé, mais debout. Au nom d’un peuple meurtri, mais digne. Au nom d’un peuple qui, malgré l’adversité, refuse de renoncer à son droit à la paix, à la sécurité, au développement et à l’espérance. »

La ministre a dressé un constat net : 6,4 millions d’Haïtiens en besoin d’assistance, 5,7 millions en insécurité alimentaire, dont 1,9 million en situation d’urgence, et 49 % vivant avec moins de trois dollars par jour selon la Banque mondiale. « Ces chiffres ne sont pas de simples statistiques, a-t-elle tranché. Ils disent une vérité que cette assemblée ne peut ignorer. Haïti appelle à un sursaut de lucidité et de responsabilité. »

Elle a rappelé qu’un pays en proie à la fragilité extrême « ne peut être évalué ni accompagné selon des paramètres ordinaires ». Puis, comme pour sceller une nouvelle ère diplomatique, elle a prononcé ce manifeste :

« Pour Haïti, le financement du développement ne saurait être une simple mécanique comptable. Il doit être un instrument de transformation. Il doit être un levier de stabilité. Il doit être une promesse tenue envers les peuples. Pour Haïti, ces résultats ont un nom : davantage de sécurité, de continuité institutionnelle, de protection pour les plus vulnérables, de capacités pour l’État, et de cohérence dans l’action internationale. »

Puis, en une formule brève comme un coup de poing : « l’aide fragmentée affaiblit ; l’aide alignée transforme. »

Appelant à « une réforme plus courageuse de la gouvernance économique mondiale », elle a rappelé que les pays du Sud sont « les premiers exposés aux chocs et les derniers entendus ».

Elle a également affirmé, avec une gravité lucide : « Dans les temps d’incertitude, la solidarité internationale ne doit pas être un principe invoqué ; elle doit être une force agissante. »

Puis, loin de toute mendicité, elle a asséné :

« Haïti ne vient pas devant cette assemblée demander de la compassion. Haïti vient réclamer une coopération à la hauteur des principes que nous proclamons ensemble. Une coopération qui ne contourne pas les États, mais qui les renforce. Une coopération qui ne se contente pas de l’urgence, mais qui prépare durablement la reconstruction et la résilience. »

Dans un souffle mêlant gravité et espérance, elle a conclu :

« Nous pouvons transformer la fragilité en relèvement, l’incertitude en espérance, et la vulnérabilité en résilience. Haïti vous appelle à vous tenir à ses côtés. Non par charité, mais par justice. Non par convenance, mais par responsabilité. Non pour gérer une crise de plus, mais pour bâtir une paix durable, un État plus fort et un avenir plus humain. »

Ainsi parle une ministre. Ainsi parle un gouvernement. Ainsi parle Haïti. Par la voix fière et inoubliable de Dr Sandra Paulemon, le pays a montré au monde qu’il ne tend plus la main par faiblesse, mais qu’il l’étend par devoir. Le gouvernement du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé a gravé dans le marbre de l’ECOSOC une promesse : celle d’une Haïti qui se relève dans la dignité.

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