
Edito : Quand l’incendie fait rage, Fritz Jean choisit de repeindre la façade
Quand l’incendie fait rage, Fritz Jean choisit de repeindre la façade
Haïti sombre dans le chaos. La capitale est livrée aux gangs, les routes sont bloquées, la population est prise en otage. Chaque jour, des Haïtiens sont massacrés, kidnappés, chassés de chez eux. Face à cette catastrophe, que fait Fritz Alphonse Jean ? Il part en mission économique dans le Nord, comme si le pays était en paix, comme si l’urgence était ailleurs.
À quoi bon parler d’infrastructures et d’investissements quand l’État n’existe plus ? Les entreprises ne ferment pas par manque de financement, mais parce que leurs employés sont enlevés, leurs stocks pillés. Même l’aide humanitaire ne peut plus circuler. Pourtant, au lieu de s’attaquer à la racine du problème, Fritz Jean préfère des rencontres inutiles et des discours creux.
Cette mission est une provocation. Pendant que le gouvernement feint d’agir, le pays brûle. Ce Conseil Présidentiel de Transition a été mis en place pour rétablir l’ordre, pas pour faire du tourisme politique. Sa seule mission aujourd’hui devrait être la guerre totale contre l’insécurité. Sans cela, tout le reste n’est que diversion.
Fritz Jean doit choisir : combattre les gangs ou être complice par inaction. Le peuple haïtien n’a plus de temps pour les illusions. Repeindre une maison en flammes n’éteindra pas l’incendie. C’est un mépris absolu pour une nation en détresse.
Jn Pierre vilmond